IDF 2e session : « Les noms et les titres de Jésus »

1er novembre 2017

Troisième session

Cours : « Les noms et les titres de Jésus » par le Père Philippe Mercier, prêtre du diocèse de Montpellier, docteur en Théologie et professeur à l’Institut Catholique de Lyon et au séminaire d’Avignon pendant plus de 15 ans. 

1. Un fait

En dehors de Jésus, son nom à proprement parler, Jésus de Nazareth reçoit dans les évangiles un nombre important de noms et de titres. Pour en donner quelques-uns, nous trouvons : Rabbi/Maître, prophète mais aussi le prophète, la série des titres formés du mot fils : Fils de David, Fils de Dieu, Fils de l’homme, enfin, il est appelé : Agneau de Dieu (par Jean, fils de Zacharie et Élisabeth), Christ/Messie et Seigneur. On rencontre souvent dans les lettres de Paul la titulature plénière : Jésus, Christ, notre Seigneur.

2. Un paradoxe

Jésus est très discret sur son identité, les évangiles respectent cette discrétion du Nazaréen. Ni le titre de Fils de Dieu, ni celui de Fils de David, ni celui de mâshîah = Messie ou Christ n’est placé sur ses lèvres. En revanche, le Fils de l’homme revient fréquemment dans ses paroles (84 fois dans les quatre évangiles). Moins répandu, « le Fils » tout court dans le quatrième évangile (12 fois).

3. Méthode d’observation

Dresser un inventaire des noms et titres de Jésus permet de commencer à le découvrir, mais ne suffit pas à faire connaître son mystère. D’une part, quelle mémoire de l’Ancien Testament est présente dans chaque titre ou nom ? D’autre part, il faut distinguer qui est celui qui attribue à Jésus tel nom ou tel titre (en d’autres termes, quel est le destinateur) ? Dans quel sens le fait-il ? Que comprend-il lui-même ? Par exemple, quand Nathanaël dit à Jésus : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël » (Jn 1, 49), que comprend-il et à sa suite que comprend le sujet lecteur ? D’autant plus que Jésus ne donne pas d’écho à ce titre, il n’est qu’à lire la suite (Jn 1, 50-51).

En conséquence, simultanément, un autre point d’observation est à noter : comment réagit Jésus (en d’autres termes, quelle est la réaction du destinataire) ? Observer s’il répond, comment le fait-il ? À titre d’exemple, l’aveugle de Jéricho interpelle Jésus en disant : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi » (Lc 18, 39), il accède à la demande, mais il n’approuve ni ne désapprouve le titre de Fils de David. Il convient de se demander pourquoi.

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Rencontre avec un témoin : Carole Pagès, directrice commercial France pendant des longues années nous parlera de la force de transformation de la Parole de Dieu.